La commune de Rives-de-Boutonne est née le 01/01/2025, de la fusion des communes de Nuaillé sur Boutonne et Saint-Georges de Longuepierre. La commune se situe au nord-est des Vals de Saintonge et est bordée par les communes de Saint-Pierre de l’Isle, Saint-Pardoult, les Églises d’Argenteuil, Aulnay de Saintonge, Paillé, Blanzay sur Boutonne ainsi que Dampierre sur Boutonne
Rives-de-Boutonne fait partie des 25 communes du territoire arrosées par la rivière de La Boutonne.
Si la commune est particulièrement peuplée de territoires agricoles, ce n’est pas l’activité principale. En effet, la populiculture s’est imposée dans le village depuis le début du XXe siècle.
La populiculture est l’exploitation de peupleraie artificielle rendue possible grâce aux nombreux peupliers qui jouxtent la rivière de la Boutonne.
Ces longs arbres, qui regroupent près de 35 espèces différentes, se développent plus facilement dans des milieux humides et souvent inondés. Avec la Boutonne, ils ont trouvé l’endroit parfait pour donner un bois de grande qualité.
L’entretien des peupleraies est réalisé avec une grande précision et beaucoup de minutie. Le bois de peuplier nécessite une grande attention, celui-ci doit être d’une qualité parfaite, droit et sans nœuds, pour pouvoir être utilisé dans de nombreux secteurs par la suite.
Cette incroyable ressource est exploitée par la scierie industrielle fondée lors de la seconde moitié du XXe siècle.
L’église Notre-Dame, construite au XIIe siècle, est l’archétype des édifices construits durant cette période dans les Vals de Saintonge. Son style roman, son portail sculpté avec des personnages et des animaux et son sarcophage intégré dans un mur en font un lieu attrayant à visiter.
Le prieuré de Notre-Dame d’Oulmes, qui comme l’église Notre-Dame, date du XIIe siècle, et appartenait à l’ancien prieuré de chanoises de Saint-Augustin.
Contrairement à plusieurs communes des Vals de Saintonge où la guerre 39/45 a fait beaucoup de dégâts, la commune n’a pas subi de grande destruction.
Ironie du sort, c’est lors de la Libération que le seul édifice du village a été accidentellement détruit. La façade de l’ancien café n’a pas résisté au passage d’un char, victime d’un blocage malencontreux d’une des chenilles.
Vous l’aurez deviné l’ancien nom de la commune n’est pas un hasard… Saint-Georges de Longuepierre est principalement réputé pour ses pierres, et l’histoire du village en témoigne. Le cœur de la commune et la partie nord sont composés de plusieurs carrières de pierre calcaire, l’un des villages les mieux dotés du territoire dans ce domaine-là.
Après différentes recherches au XIXe, puis au XXe siècle, ces carrières ont attiré les regards et les convoitises de nombreuses personnes. Dans les années 1970, plusieurs fouilles ont été organisées pour évaluer le potentiel de gisement de ciment dans les bois de chêne, au nord de la commune.
Il faut dire que les carrières ont un intérêt particulièrement important. De nombreuses recherches sont effectuées chaque année au sein des 3 600 carrières de pierre calcaire que compte l’hexagone, celles-ci servent à l’exploitation de matériaux de construction, de roches ornementales, à l’évolution du territoire et son aménagement, ainsi que diverses activités des filières industrielles.
• Conseillers municipaux
• Conseillers communautaires : titulaire – suppléant







